MAYES CA RIME AVEC...

Mayès aime à dire que son nom de scène rime avec tendresse, délicatesse, altesse, enchanteresse… mais aussi avec impolitesse, kermesse, confesse, détresse, fesse…

Elle ne se retrouve ni dans les formats célino-lorilarasants ni dans le blues du trentenaire. Oui, bien sûr, il y a le quotidien, les caddies, les vacances, les clichés, cela n’est pas sans charme de s’en moquer gentiment pour s’y enfermer davantage mais ça manque d’air et d’horizon. On voit bien où ce pays s’en va.

Mayès est auteure avec un e final.

Elle préfère le vif au gentil, la colère à la soft dérision, le grotesque au marrant, elle aime le courage, elle préfère la conviction au consensus.

Elle a des petites choses à dire là où ça fait mal, là où ça fait du bien. Elle parle des passions, des haines, des sauvageries de la vie, du sordide, du tendre.

Interprète, Mayès met au service de ses chansons ses talents de comédienne, sans surcharge, d’un geste, d’un objet, simples et efficaces, elle sert sobrement l’intelligence du texte. Coup d’œil aux coeurs et aux esprits de ses publics.

Quant à sa voix, tout lui semble possible : la confidence, l’hymne, le chuchotement, le blues, le jazz, le rock, la sculpture des sons et du silence ».

Claire Sémériva / Metteur en scène

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MAYES CHANTE PARCE QUE...

Mayès chante parce qu'elle a une voix et quelque chose à chanter.
C'est de moins en moins fréquent et notre bonheur de l'entendre vient de là.
Elle est capable de graves et d'aiguës, d'intensités puissantes ou faibles.
Elle sait sculpter les sons comme un régisseur de théâtre sait sculpter la lumière.

Justement, théâtre et lumière sont peut-être les mots justes pour parler de l'art de Mayès. Il y a en elle, les scènes de l'enfance, de la famille rompue, de la mort de la mère, du père silencieux, il y a les drôleries de l'amour, les tentations de la femme fidèle, il y aussi les révoltes citoyennes, le sentiment des gaspillages de l'amour et de l'injustice.
Lumières, quand elle prend le micro pour chuchoter ou ronronner ou proclamer enfin quoi, nous saisir au coeur par similitude de coeur entre elle et nous.
Blues certainement par le fond de l'âme mais guinguette s'il le faut parce qu'il n'y a pas de mauvais genre, il n'y a que ce qui convient à ce que l'on veut dire.

Mayès arrive, qu'on se le dise. Ne la laissez pas passer sans aller vous réjouir de sa voix et de son chant singulier.

Raymond Godefroy / Dramaturge

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MAYES EST POSEE...
Posée au sommet d'une falaise où souffle un vent violent, en équilibre.

Le vent fait couler ses larmes, et elle sourit.

Parfois, elle hurle et les bourrasques emportent ses larmes jusqu'à un continent voisin, de l'autre côté de la mer. D'autres gens, assis au sommet d'autres falaises, sur cette autre terre, tendent l'oreille et se demandent d'où vient ce chant déchiré. Alors ils ferment les yeux, et ils comprennent. Ce chant est le leur, amplifié par l'espace.

Certaines nuits, en plissant les yeux et en scrutant l'horizon, ils aperçoivent une lumière orangée, de là où semble naître le chant. S'ils pouvaient traverser, ils verraient qu'un feu s'est allumé, spontanément, en haut de la falaise. Ils viendraient s'asseoir tout autour et écouter les crépitements du coeur de Mayès. Certains tenteraient de remuer les braises, pour voir. Ils verraient alors une sorte de papillon embrasé. Comme une torche fragile, qui cherche l'eau...

Nathalie Bentolila / Metteur en scène

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MAYES, UNE ARTISTE AU TALENT CERTAIN !
…. En première partie, Mayès, une jeune femme qui a eu la délicate mission de chauffer la salle avant le passage d’artistes plus célèbres qu’elle. Ses quelques chansons ont permis au public de la découvrir dans l’interprétation de chansons qu’elle a su dévoiler avec sensualité, charme, partage et qualité.

Journal de la Haute Marne / Lundi 7 mars 2005

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